Philosophie générale des ateliers de LARCENCIEL (2004)

Écrit en 2004, il y a 15 ans : j’avais repensé la philosophie de mes ateliers en tenant compte de l’urgence climatique et du pillage du patrimoine bio-génétique, notamment.
Mikhaïl Gorbatchev avait publié son "Manifeste pour la terre" en 2002, et je m’en était inspiré pour créer et animer une démarche au sein du GBEN, à la Maison des enfants de Buzet.
En 2004, est mis sur pied aux Etats-Unis le Symposium "Réveiller le rêveur, changer le rêve", arrivé en Belgique en 2007, qui constitue toute une rubrique de mon site larcenciel.be.{}

Le 21ème siècle doit devenir le siècle d’une humanité prenant conscience, en son coeur, que nous partageons tous un monde unique et que nous y sommes responsables, devant les générations futures, de la sauvegarde de la vie. (du droit à la vie, de la dignité de tout ce qui a été créé).
Nous avons trois défis à relever :
- restaure et maintenir un monde en Paix
- lutter contre la misère partout dans le monde
- préserver notre environnement
(lutter contre le réchauffement climatique et le pillage du patrimoine bio-génétique)
Et chacun d’entre nous est concerné, chaque citoyen de la planète terre devra contribuer personnellement à l’oeuvre commune, endosser une part de responsabilité dans l’avenir du monde.

"Je rêve aujourd’hui que chaque citoyen conscient de la Terre en devienne le président et endosse une part de responsabilité dans l’avenir du monde". (Mikhaïl Gorbatchev, Mon manifeste pour la Terre, 2002)

Dans ce contexte global, l’éducation a un rôle central à jouer.

La charte de la terre constitue un excellent "manuel d’éthique nouvelle" publié à Paris le 12 mars 2000.

"Aujourd’hui, beaucoup de gens sont démoralisés. Ils sont préoccupés par les problèmes de sécurité, de chômage, de pauvreté, d’épidémies, de croissance du terrorisme international, de violence, de catastrophes d’origine naturelle ou humaine. Ils sont effrayés par le rythme trop rapide des changements, par le danger potentiel que représentent les derniers développements de la science, comme le génie génétique ou le clonage. Ils doutent de leur avenir, de l’avenir de leurs enfants. Dans de telles situations, certains sont tentés de se replier sur eux-mêmes, s’efforçant de ne pas réfléchir aux problèmes du monde, et se sentent aussi impuissants qu’une poignée de grains de sable au milieu du désert. Mais c’est un comportement dangereux. Grâce à la Charte de la Terre, nous espérons réveiller les gens, les mobiliser et les inciter à lutter pour leur propre futur. Création collective, notre charte peut fournir à tous les orientations éthiques et morales si nécessaires au seuil de ce nouveau millénaire". (p. 117-118)

Il ne s’agit pas seulement d’enseigner à l’école le respect de la terre et du Cosmos, mais "inclure l’homme dans le tourbillon général de la nature, du vivant et tenir pour sacrée toute la vie."

“Nous pouvons apprendre à vivre dans le respect et non le mépris de la vie, et ainsi assurer un futur à l’humanité sous toutes ses formes. C’est la tâche qui incombe désormais à chaque habitant de la terre." (p. 130)

"Il est vain de croire que nous serons un jour capables de gouverner la vie. Mais, en nous appuyant sur notre raison et sur nos sentiments, sur notre savoir, sur notre amour de la vie et notre amour du prochain, nous pouvons nous efforcer de préserver au maximum ce qui peut encore l’être, nous pouvons apprendre à vivre dans le respect et non le mépris de la vie, et ainsi assurer un futur à l’humanité. C’est la tâche qui incombe désormais à chaque habitant de la Terre.
À l’exemple du grand écrivain américain William Faulkner, je refuse d’admettre l’éventualité même de la fin de l’humanité, quelles que soient les épreuves qu’elle doive affronter. C’est là mon credo d’incorrigible optimiste.”
Mikhaïl Gorbatchev, Mon manifeste pour la Terre, 2002, p. 130

"Traiter tous les êtres vivants avec respect et considération ; encourager et soutenir la compréhension, la solidarité et la coopération mutuelle entre tous les peuples et tous les pays, ainsi qu’à l’intérieur de chaque pays" ("culture de tolérance, de non-violence et de Paix" (p. 144)