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Le corps à l’école, un défi ? de nouveaux enjeux ?

“Le corps à l’école et son respect” tel est le thème qui est proposé au LIEN pour un encart de 4 pages dans la revue DIALOGUE du GFEN. La proposition m’intéresse et je la prend au bond.

INTRODUCTION

“Résonance entre les époques ! Y aurait-il à réinventer à chaque génération des choses qui ont déjà été validées ? Que de chemins à refaire qui ont été tracés et se sont refermés !" (Etiennette)

“Repenser les mêmes matériaux à la lumière de nouveaux révèle souvent des choses essentielles, sans forcément remettre en question ce qui avait été compris auparavant. La nouvelle connexion ouvre juste un autre chemin de connaissance, un passage de traverse, le processus même de l’évolution de toutes les disciplines. Penser et repenser les mêmes données au regard de nouvelles est le propre même du chercheur.”

 
(Barbara GLOWCZEWSKI) [1]

Le corps à l’école, un défi ? de nouveaux enjeux ?

Beaucoup d’enseignants sont convaincus de la nécessité de respecter la créativité, la spontanéité et la richesse d’imagination des enfants, mais comment s’y prendre concrètement, sans nuire au développement d’une pensée logique, rationnelle et scientifique solide ?

Nous partageons la conviction que le meilleur moyen de favoriser la construction de l’intelligence et le développement de la pensée conceptuelle, est de stimuler la pensée créative dans les apprentissages quotidiens, de respecter et de nourrir l’imaginaire enfantin.

L’enfant est naturellement un chercheur et un inventeur. Il a, de naissance, l’instinct de découvrir, d’apprendre. Comment préserver cela ? comment lui donner les bases qui lui permettront de rester un "découvreur" tout au long de sa vie ?

Quelles pratiques scolaires mettre en place, quelles démarches inventer quel état d’esprit instaurer pour qu’il garde intacts son ouverture et son désir d’apprendre ?

Envisager l’aspect physique, corporel.

Mettre en oeuvre des procédures facilitant l’invention, l’imagination et la création.
Explorer des cheminements permettant à chacun de vivre l’émergence de l’imprévisible, la richesse d’une mise en équilibre des différents modes de fonctionnement du cerveau, avec la conviction que les fonctions imaginatives, artistiques et créatives du cerveau fécondent ses fonctions logiques et rationnelles.

Me vient à l’esprit tout une série de thème à développer, ces thèmes que je connais bien, dans lesquels je navigue depuis un sacré bout de temps. Le vent est bon et me pousse : Jean Houston, Linda Williams, Joseph Ch. Pearce, Jean Lerminiaux, Gabriel Racle,, Feldenkrais, Marc Thiry et Snoezelen, le programme Drama en Grande-Bretagne, le programme PRODAS au Canada… et… le Groupe Belge d’EN, Eugénie Eloy, Marie-Jeanne Fichot, Maryanne Goderniaux, avec qui nous avons créés de démarches. Et enfin le réseau “pédagogie du Mandala” avec Marie Pré, où j’ai développé des ateliers mêlant l’Education nouvelle, la créativité et le mandala. Il y a aussi un cours de créativité, fait d’exercices et d’éclairages théoriques, que j’ai donné pendant plusieurs années aux étudiants en psychomotricité à Liège (1).

Ce cours était à l’origine basé sur "l’Enfant magique" de J. Pearce et puis bien vite sur "Deux cerveaux pour apprendre” de Linda Williams, “L’explosion créatrice” de John Adams, et "Vers le calme intérieur", la méthode Vittoz de Henri Bury. Et puis la PNL selon mes principaux formateurs Gene Early et Robert Dilts…. Le lecteur trouvera toutes les références en annexe. Bref, le sujet me fait revenir en mémoire à la fois des contenus théoriques et des outils concrets, qui ont fait leurs preuves, auxquels je me suis formé et dans lesquels j’ai baigné, des animations et des démarches que j’ai pratiquée. J’y ferai écho ou bien j’indiquerai les liens pour qu’on puisse y aller voir et approfondir.

Je n’envisage pas de commencer par trop de théorie, juste par une mise en perspective des enjeux. Ensuite, après des suggestions pratiques, je pourrai embrayer sur un substrat, des racines théoriques, “neuro-pédagogique” (on pourrait même parler maintenant de psycho-neuro-pédagogie” pour employer un gros mot, afin d’étayer la suite. (comme en permaculture, l’essentiel est d’avoir un terrain bien préparé).
C’est mon travail avec Pearce, auteur de “l’enfant magique” et Jean Lerminiaux, pédopsychiatre hors norme, qui vont me servir de fil conducteur.

- Je donnerai des indications pratiques en me référant à divers auteurs qui ont nourri mon travail de psychologue de l’éducation. Je vais suivre Linda Williams, Jean Houston et d’autres. Certes, ces choses ne sont ni nouvelles ni récentes. J.CH. Pearce et J. Houston ont écrit en1980. Cette dernière, qui est née à peu près au même moment que moi, continue comme écrivaine et brillante conférencière à travers le monde, après des années passées à l’Unesco. J’ai retrouvé un de ses textes récents, daté de 2014, où elle persiste et signe ce qu’elle a écrit 35 ans plus tôt et qui m’avait tellement inspiré. Car, comme l’écrit Etiennette Velas, “Résonance entre les époques ! Y aurait-il à réinventer à chaque génération des choses qui ont déjà été validées ? Que de chemins à refaire qui ont été tracés et se sont refermés !”
 On supportera donc que je ressasse de vieilles recettes, car je constate qu’elles sont toujours ignorées ou négligées, donc toujours nouvelles, toujours à réinventer, à mettre au goût du jour, comme tous les outils partagés de l’Education nouvelle, puisque en gros, elles ne se démodent pas. On me trouvera trop terre à terre, au raz des pâquerettes, mais je trouve dommage qu’on se réfugie dans les grands principes au lieu de mettre la main dans le cambouis. [2]

- Je ferai un petit détour historique pour comprendre d’où viennent nos réticences au sujet de l’apprentissage par le corps et les sens, l’image, la métaphore, la pensée créative et intuitive. Pour cela, j’irai chercher du côté de Gilbert Durand [3] ;

- Je me propose surtout de réfléchir avec le lecteur aux moyens de dépasser les blocages et de faire quelques sauts ou même quelques bonds dans l’univers multi-sensoriel, artistique, au sein même de nos matières scolaires, et pas seulement dans “les moments creux”, les moments informels de l’école.

Par exemple :

  • danse et calligraphie, travail sur la musique,
  • I’approche multisensorielle et la métaphore.
  • explorer sa propre sensorialité comme voie d’accès à l’intuition, à la "présence" et à l’ouverture.
  • peinture collective issue de « l’art social »
  • promenade imaginative et écriture effervescente…

- Je serai tenté, pour finir, d’être plus polémique à la fin, avec la force des idées houstoniennes d’aujourd’hui, pour conclure sur l’avenir de l’éducation intimement entrelacé avec l’avenir de la planète.

Voilà mon projet...
Qui sera agrémenté de quelques pavés (dans la mare ?) à lire deci delà.