Richard Long
Textes recopié par Brigitte sur un petit papier.
(A propos d’une exposition de Richard Long à Namur)
Texte à côté de ”Carte routière", Richard Long - A walk by all roads ans Crossis Touching our Crossing an imaginary Circles, Summerset, England 1977
Expo Namur, juilllet-sept. 2014
Point vidéo /28
Des pierres et des mouches, Richard Long au Sahara/Philip Haers
”Plus on va loin, moins on se connaît.”
(Lao-Tseu, VIe siècle avant JC.)
”Il existe un autre type de voyage, un déplacement qui aurait lieu en nous-mêmes, vers le lointain intérieur, cher à Henri MICHAUX. Le temps de l’introspection, c’est celui de l’entropo-cosmos : le point d’équilibre qui unit notre intimité la plus profonde avec l’univers au sens large. Comme si tous deux partageaient en leur centre le même irréductibles noyau.”
Les œuvres présentées dans cette exposition, réunies de façon subjective, partagent cette notion invisible entre soi et le monde. Leur point commun, c’est cette ”concentration sur soi”, pour reprendre les termes de Jung : comment en nous repliant sur nous-mêmes, en nous effaçant en quelque sorte, nous nous ouvrons paradoxalement vers l’extérieur.
Commentaire :
Pour l’artiste de land art Richard Long, le paysage n’est pas uniquement un moyen, mais aussi le thème de son œuvre. Au début, il crée ses œuvres dans la nature, souvent dans des endroits désolés, d’un accès difficile. En se servant entre autres de pierres, de petites branches et de morceaux de bois, il forme des lignes, des rectangles, des cercles ou des spirales. Long joue avec le contraste entre les formes rigides de ses œuvres et les formes capricieuses des matériaux naturels dont elles sont composées. Ses interventions rectilignes contrastent avec les paysages organiques de la nature dans lesquels il les réalise. Après avoir pris des photos et des notes, Long abandonne ses œuvres éphémères et il les laisse à la nature et son action érosive. (SMAK)
Voir aussi le site :
https://intertheory.org/yamaguchi2.htm
Citations de Richard Long
"Pour moi, marcher à travers la lande en ligne droite, ou faire un cercle de pierres, cela a une réelle signification. Quand je fais cela, j’ai absolument le sentiment de faire la chose correcte à ce moment-là"
"Ainsi marcher - en tant que art- m’offrait les moyens idéaux d’explorer les relations entre le temps, la distance, la géographie et la mesure. Ces marches ont été enregistrées ou décrites dans mon œuvre de trois façons - cartes, photographies ou textes - en utilisant la forme la plus appropriée à chaque idée. Toutes ces formes nourrissant l’imagination, sont une sorte de distillation de l’expérience. Marcher m’a également permis d’étendre les limites de la sculpture, qui du coup possédait le potentiel d’être déconstruite dans l’espace, le temps de ces longues marches. La sculpture pouvait maintenant s’intéresser au lieu autant qu’au matériau et à la forme."
"J’aime la simplicité de la marche à pied et la simplicité des pierres. J’aime les matériaux ordinaires, ce qu’il y a sous la main, mais particulièrement les pierres. J’aime l’idée que les pierres sont l’étoffe du monde.”