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Eplucher les carottes

Voici un texte majeur de Brigitte, qu’elle écrivait à Marie PRE en 2005, assortie, en introduction (qu’on ne lira pas ici), d’une affirmation attestant que le texte formait une croyance de base, une conviction essentielle, incontournable, de sa conception de la vie.

Eplucher les carottes
(Extraits)

il n’y a pas d’œuvre en soit plus importante, plus primordiale, plus ”valeur”euse qu’une autre, il n’y a pas d’ouvrier du monde plus important, plus valeur-eux que d’autres. Il y a un ouvrier et ce qu’il a à faire.
Et même, ce n’est pas cette tâche importante ou infime qui compte, parce que l’indispensabilité, l’unicité n’est pas dans la tâche, elle est dans l’accomplissement de la personne par cette tâche. (...)
Ce qui est unique, indispensable au monde, c’est que moi je fasse MA tâche, qu’importe la tâche.

Éplucher les carottes est aussi important que changer la pierre en or. Parce que c’est MOI qui épluche la carotte et qu’aucun autre moi n’épluchera cette carotte. La carotte en elle-même sera épluchée de toute façon, ou jetée ou non plantée. L’important, c’est MOI dans le geste, dans l’instant, dans la réalisation, dans l’accomplissement, dans l’axe et la paix qui en découle.

MOI doit être en accord basique avec éplucher la carotte, ou guérir les gens, ou diriger une abbaye, ou danser au clair de lune.
Un accord vital comme une respiration, un battement de cœur, une onde cérébrale.

MOI a le besoin et le bonheur vital d’éplucher la carotte et le monde a le besoin et le bonheur vital de ce MOI unique et indispensable, éplucheur de carottes.

Voilà ce que je crois.

Mercredi après-midi du 4/10/2000