Ce mémoire a été présenté à l’Ecole Provinciale Supérieure de Kinésithérapie et d’Ergothérapie de Liège avec Monique Gazon en 1985.
C’est une recherche sur l’importance de la communication et en particulier sur la communication non-verbale.
L’hypothèse de base est que la position corporelle d’un adulte n’est nas sans influencer l’enfant et son comportement. Il y aurait donc des attitudes corporelles plus favorables que d’autres pour entrer en contact avec un enfant.
INTRODUCTION
Dans notre pratique encore jeune et hésitante de la kiné comme de la psycho-motricité, il nous est toujours apparu qu’avant de soigner, traiter, rééduquer, faire progresser, il fallait entrer en relation, en contact, en communication et que, si la porte n’était pas ouverte entre notre patient (adulte ou enfant) et nous, notre traitement risquait fort de rester un cataplasme sur une "porte" de bois et de n’être jamais intégré en profondeur.
L’idéal, à la limite de l’utopie, serait que le patient (devenu l’impatient de changer, progresser, guérir) nous dise clairement, de quelque façon que ce soit, ce dont il a besoin et ce qu’il se sent prêt à faire pour y parvenir ; que ce soit lui le meilleur conducteur du traitement.
Mais serions-nous capable de comprendre son langage, de nous laisser "toucher" par sa compétence, nous qui touchons tant, et d’accepter un tel changement dans la ponctuation des séquences (cf. BATESON), sans nous sentir dépossédés de notre pouvoir et de notre savoir ? Mais ceci est une toute autre histoire, et nous n’en dirons pas plus !
La communication nous intéresse. Et particulièrement la communication non-verbale, celle qui passe par le corps, le nôtre et celui des autres, ce corps dont on nous a beaucoup parlé au fil de trois années de cours et que nous avons voulu laisser s’exprimer à l’occasion de ce mémoire.
Nous nous sommes d’abord interrogées sur ce qu’était la communication en général, et comment avait évolué sa conceptualisation depuis Ferdinand de SAUSSURE ; nous avons ensuite étudié plus spécifiquement les communications non-verbales et leurs supports, en faisant une place particulière à l’espace, partie et cadre de la communication.
Nous nous sommes demandé ce qui se passerait si notre corps d’adulte devenait disponible à des enfants, dans des positions qui, peut-être les intriqueraient et leur parleraient davantage que le sempiternel ”debout-cours de récréation" ou "assis-classe" du "corps" enseignant. Nous avons alors élaboré un projet pratique et une grille d’observation afin de nous permettre de répondre aux questions que nous nous posions :
– Comment les enfants réagissent-ils face à différentes postures ?
Leur choix de telle ou telle posture est-il influencé par leur sexe* et/ou celui des adultes ?
– Y-a-t-il des positions plus favorables ou moins favorables à la communication, en fonction du nombre et du type d’interactions qu’elles suscitent ?
(* on dirait maintenant leur ”genre”)
Toute la partie théorique du Mémoire est ICI
Voir la première partie de la table des matières :

